La mort dans votre quotidien.

La mort dans votre quotidien.

Dans mon quartier et autour de la clinique, la mort s’est invitée dans le paysage, Halloween oblige.

Et en dehors de l’Halloween ?

Tant de références à la mort sur le pas de nos portes m’amène à me demander quelle place nous faisons à la Grande Faucheuse*, la vraie, dans notre quotidien.

La mort niée.

En effet, de nombreux signent montrent un réel déni de la mort. Celle-ce n’a plus lieu dans nos maisons mais à l’hôpital, et on la considère comme une maladie qu’il faut contrecarrer à coup de pilules, de chirurgies, voir de clonage… les films de science-fiction où l’on remonte le temps, le yoga forcené ou le dernier remède bios à la mode peuvent être perçus comme participant de même au culte de la jeunesse éternelle.

Et vous, que répondez-vous quand on vous demande votre âge ?

Un déni de ses besoins.

Ne pas regarder la mort en face c’est une bonne manière de se croire immortel. En tout cas, de se comporter comme si on l’était, c’est à dire sans réellement prendre en considération nos besoins. Pourtant nous avons tous des besoins, qu’ils soient physiologiques ou spirituels.

Accordons-nous nos vies à cela ? Nous respectons-nous ? Il est souvent plus facile de passer à coté.

Nous sommes démunis.

Il est vrai que ne fait pas partie de notre éducation la prise en compte de besoins à l’aide de nos émotions, pas plus que de notre caractère mortel. Et la société a pour seule réponse à la mort les soins palliatifs. La famille se tient à l’écart du mourant, gênée, impuissante.

«La mort est une maladie sexuellement transmissible.»

Comme nous le rappelle le Dr Woody Allen, mourir fait bel et bien parti de notre vie.

Il y a quelques mois j’ai pris conscience de mon caractère mortel. Bien sur j’en avais idée, mais sur un plan seulement intellectuel.

Aujourd’hui je regarde mes actes du point de vue de ma propre mort, et c’est peu de dire que je me sens tellement plus vivant ! Un joli paradoxe…

Ainsi, je vous encourage à être dans l’accueil plutôt que dans le déni inconscient. Et si on vous demande votre âge… répondez simplement !

Si une personne proche est en fin de vie…

Sachez qu’il est possible que d’intervenir, avec un soin spécifique, qui favorise son départ dans les meilleurs conditions. C’est un soulagement pour elle et aussi pour la famille. Un travail spécifique est recommandé pour ceux qui restent afin de vivre au mieux le processus de deuil.

Alors, êtes-vous sensible à ce sujet ? Est-ce pour vous facile d’en parler et de l’évoquer ? à vous lire !

Benoît

Pour aller plus loin :

Consultez les ouvrages de Philippe Ariès, de Jean-Jacques Crèvecœur, du Dr Elisabeth Kübler-Ross, «Les regrets des personnes mourantes» de Bronnie Ware.

Sur internet, Les 5 grands regrets des mourants.

*D’autres synonymes en humour avec Robin William : https://www.youtube.com/watch?v=8OlSqLH68Xs

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