En automne, attention, ralentir !

Une grande force de la médecine chinoise traditionnelle étant de considérer l’Homme au sein de la nature, que nous apporte l’observation de l’automne ?

L’automne est intermédiaire, entre le bouillonnement de l’été et la glace de l’hiver. Tout est préparation au froid à venir.

Il n’y a pas si longtemps, certaines questions étaient cruciales : allons-nous être capable de passer l’hiver ? Les récoltes sont-elles suffisantes, le bois à chauffer assez abondant, les murs de la maison en assez bon état ?

On comprend alors qu’une fébrilité particulière se fait ressentir en cette saison.

Corps et esprit s’accordent au tempo de l’automne.

Après l’effervescence de l’été, son énergie au plus haut niveau (voyages, nuits courtes, multitude d’activités extérieures…), un temps d’arrêt est nécessaire avant de s’engager vers une autre saison beaucoup plus contraignante pour nos activités et notre corps. Il est temps de préparer sa maison, de revenir à son intérieur peut-être plus délaissé en été. Fini les salades froides, place aux courges lentement cuites au four !

Et dans le corps ?

« Ton corps a toujours su ce que ton esprit ignorait, et, quelque soit le moyen qu’il emploie (…) c’est toujours ton corps qui a repris a son compte le fardeau de tes peurs et de tes batailles internes, c’est toujours lui qui a encaissé les coups que ton esprit ne pouvait ou ne voulait pas supporter.* »

Cette citation des Chroniques d’hiver de l’écrivain Paul Auster est très évocatrice de la force de relation de notre corps avec notre esprit. Et l’hiver arrivant, le repli intérieur dans nos maisons est la chance d’un repli plus interne encore dans nos pensées, en adéquation avec les besoins du corps. Encore faut-il s’en donner la chance ! Il sera particulièrement important en hiver de savoir se reposer et de s’arrêter, même si notre mode de vie contemporain incite à la suractivité.

L’automne est ainsi une invitation à s’attarder aux malaises installés depuis plusieurs années dans le corps, comme à mettre en place des comportements adaptés à nos besoins et envies. Il est temps de faire un bon check, et de faire le tri entre ce qui est bon pour nous et ce qui nous nuit. En hiver les ressources seront comptées !

Tout l’automne représente donc un grand ménage destiné à faire la place à ce qui est essentiel pour nous.

Un mot d’ordre : ralentir pour se ressourcer pleinement !

S’il est mal anticipé, l’hiver risque en effet d’être trop demandant, autant pour le corps que pour l’esprit. Il convient de se préparer à la rigueur hivernale, à la manière des arbres qui se dénudent pour concentrer leur énergie en leurs racines.

Se préparer ne signifie cependant pas enchaîner les heures de gym ou de yoga. Le corps a toute la capacité de s’autoréguler, pour autant qu’on lui laisse de la place. Des activités oui, mais adaptées, douces et plaisantes, en évitant l’excès… pas facile pour tout le monde ! L’épuisement peut vite arriver.

Tout un apprentissage !

Un coup de pouce peut être apporté, par une approche psycho-corporelle comme avec Vivre son Corps en Conscience, qui adaptera un travail sur le corps à vos besoins et saura vous outiller pour faire de la place au juste mouvement des saisons dans votre vie. L’alimentation et des exercices appropriés, le soutien des plantes… autant de possibles à vous approprier.

Alors confiance, respirons calmement à plein poumons l’air de cet automne ensoleillé, l’hiver s’en vient et nous serons prêts !

 

 

Merci pour votre lecture !

Benoît

 

*Paul Auster, Chroniques d’hiver, pp. 80-81, Éd. Actes Sud/Lémiac, 2013.

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