Que faire en état de choc ?

Je veux ici apporter des outils simples et accessibles à utiliser lors d’un choc émotionnel.

Lorsque j’ai appris la nouvelle des attentats à Paris, j’étais à mon travail.

J’ai pris soin, sur le chemin du retour, d’évacuer un maximum le choc que j’avais reçu. Et par la suite de continuer à fluidifier.

Pourquoi il est important de faire face et d’évacuer ?

C’est très simple.

Tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime, et comme m’a une fois souligné une cliente, tout ce qui n’explose pas implose. En dedans de soi.

Rester sous le choc c’est ainsi s’exposer à de sérieux dommages sur tous les plans : physique (douleur, fatigue), psychique (rester bloqué dans une émotion, perte de facultés mentales) et comportemental (repli sur soi, multiplications d’actes incohérents au quotidien).

Bien souvent on ne s’aperçoit des dommages que longtemps après.

Avec mes clients, je constate régulièrement l’impact de chocs émotionnels, même minimes, datant pourtant de plusieurs décennies.

Et nous prenons au quotidien de nombreuses décisions, vivons de nombreux moments de notre vie sous l’influence d’un événement passé non fluidifié.

Voici deux méthodes en cas d’urgence :

Première méthode :

Se poser régulièrement la question, à haute voix : «Comment je me sens ?». Et simplement y répondre, même si c’est brouillon, même et surtout si on ne sait pas trop.

Il suffit de nommer la première chose qui passe par la tête en commençant par “Je me sens…”

Attention : il n’y a pas à réfléchir. Ne pas rester bloqué non plus. Je me sens c’est différent de «Il y a» ou «Cela est…». Un mot.

Puis prendre une bonne inspiration et souffler.

Recommencer immédiatement avec la question. Autant de fois que nécessaire.

Sur le coup, lors d’un choc émotionnel ou peu après. (Je l’ai fait tout du long de mon trajet de retour, à pied, suite aux attentats de Paris). Et régulièrement par la suite.

Deuxième méthode :

Prendre un douche sonore. Encore une fois c’est très simple, à porté de tout le monde, et très efficace quand on est sous le choc.

Cela consiste simplement à se forcer à faire des sons sous la douche. Laisser venir ce qui vient, comme un petit enfant sait facilement le faire.

Ne rien retenir.

Des sons bêtes, incohérents, peut-être des mots, des larmes, peut importe.

Certains s’aideront en mettant de la musique, mais l’important ici est de produire soi-même des sons. De tout lâcher.

Par la suite, vous jugerez de la nécessité de vous faire accompagner ou pas pour continuer à vous libérer du chocs. Mais plus un choc est enfoui sous les strates du temps, moins il sera facile d’accès et plus il sera perturbateur.

Alors mettez-vous à l’écoute profonde de votre ressenti, sans chercher à comprendre.

Dans un premier temps il suffit uniquement de vivre ce qui est là.

Merci de partager à ceux qui en ont le plus besoin !

Benoît Dhennin.

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